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De l’injustice…à l’injustice

Montréal, le 20 mai 1998.

La Fédération des femmes du Québec participera à la Commission parlementaire des affaires sociales jeudi le 21 mai à 9h30. Mme Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, y présentera le mémoire « Une vraie réforme de la sécurité du revenu doit être un outil de lutte contre la pauvreté ». Elle sera accompagnée de Mesdames Claudette Bédard, présidente de L’R des centres de femmes du Québec et Claudette Minguy, agente de développement à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

La Fédération des femmes du Québec, appuyée par de nombreux groupes de femmes, réitère que le projet de loi 186 dans sa forme actuelle est carrément inacceptable et qu’il n’apporte aucune amélioration significative aux conditions de vie des femmes, des hommes et des enfants à l’aide sociale. De plus, il renforce les préjugés à leur égard par des mesures comme la saisie de la part de prestation pour le loyer et il engendre de la discrimination envers les mères assistées sociales en considérant la pension alimentaire comme un revenu de travail.

La FFQ rappelle qu’en décembre 1997, le gouvernement du Québec s’est engagé à injecter 80 millions à la sécurité du revenu. Pourtant, au budget 98-99 elle apprenait qu’en date du 31 mars, il y avait un surplus de 233 millions dans ce même ministère. Elle presse donc le gouvernement québécois d’injecter des fonds à la sécurité du revenu afin d’améliorer de façon marquante la situation financière des personnes assistées sociales et de leur assurer le soutien de l’état québécois dans leurs démarches pour sortir de la pauvreté.

La Fédération des femmes du Québec demande enfin d’extirper du projet de loi 186 son approche punitive surtout à l’égard des jeunes et sa propension à voir le paresseux ou la paresseuse derrière la personne assistée sociale. Nous voulons une réforme qui s’appuie sur le potentiel des gens, qui combat les préjugés et la mesquinerie, qui ose parler encore de redistribution de la richesse. Est-ce trop demander à un gouvernement qui se dit social-démocrate?

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