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Québec, le 15 novembre 1997
Québec résonne aujourdhui des voix de celles et ceux quon entend rarement : les précaires, les pauvres, les exclu-es du travail et de la citoyenneté. Réunies à linstigation de la Coalition nationale sur laide sociale, toutes ces personnes dénoncent le refus du gouvernement du Québec de se doter de véritables outils de lutte contre la pauvreté et réclament durgence une rencontre avec le Premier ministre Bouchard.
Le report annoncé de la réforme de laide sociale sinscrit dans la foulée des mesures appauvrissantes et répressives qui ont été adoptées depuis deux ans. En fait, une réforme se met en place sans débat public et démocratique. Cest inacceptable, tout comme le refus des grands argentiers gouvernementaux découter des voix qui sélèvent parmi les députés pour réclamer des améliorations même minimales à la situation des prestataires.
Devant cela, les mouvements sociaux sunissent pour exiger que le gouvernement péquiste réponde favorablement aux demandes concrètes maintes fois répétées depuis deux ans, telles que :
Le rassemblement du 15 novembre réunit non seulement des personnes assistées sociales, mais aussi des jeunes, étudiants-es ou sans-emploi, des travailleuses et travailleurs, des personnes âgées, des membres dassociations de locataires, de groupes populaires, des militantes féministes, des militants syndicaux, etc Il y a convergence entre tous ces groupes et toutes ces personnes pour exiger des outils démocratiques et efficaces de lutte à la pauvreté. Le temps passe, il faut agir maintenant.
Un Parlement de la rue sera ouvert après le rassemblement. Il durera un mois et sera animé principalement par la Coalition Droit de Québec. Ce parlement, installé dans une « zone libre doppression » rappellera quotidiennement aux élu-es leurs devoirs envers les couches les plus pauvres de la population.
La Coalition nationale sur laide sociale invite lensemble des citoyennes et citoyens du Québec à faire savoir au Premier ministre son indignation devant linaction gouvernementale et son désir que justice soit rendue à celles et ceux qui en ont le plus besoin.
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1999 |